Samuel Dixneuf

Hâte-toi lentement

In carnets on 5 octobre 2010 at 11:55

Hâte-toi lentement répète le vieil homme en citant, sans le savoir, Suétone. Peut-être est-ce Suétone ?

Visage creusé de sillons, gravures de géographie intime, derme épais imperméable au froid, rivière gelée qui retient en son sein une joie sereine.

Hâte-toi lentement, regarde les volutes qui s’échappent, paresseuses, de ta pipe en bois. Que ton pas caresse la terre ou s’y enfonce gentiment, quelques instants. Retiens ton souffle, encore un peu.

L’homme pressé est déjà mort dit dans un sourire le Targui à qui je demande l’heure.

Oublier le temps. Pour dire qu’il n’existe pas, ou qu’il s’amuse, comme un enfant.

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