Samuel Dixneuf

Fugues

In Nocturnes on 9 octobre 2010 at 00:50

Ce soir, que t’aurais-je dit ? Que t’aurais-je servi ? Un bouillon de mots, clairet, insipide, (pour) convalescent ? Non. J’aurais déversé -sur toi- un torrent épais, poisseux, gênant, un geyser sans contenant, déchirant, transperçant. Tu aurais suffoqué, tes yeux se seraient fait implorants. La déferlante s’en serait allée, avec la musique. Mon cerveau noyé, douloureux. Et j’émerge, étrangement calme, serein. Avant la pluie. Libre de te voir enchaîné.

Les mots sont cruels parfois. Ceux qui nous échappent, toujours.

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