Samuel Dixneuf

There were diaries (I)

In exhumations on 6 janvier 2011 at 09:19

Quelques lignes d’un journal -des feuilles éparses en fait- trouvé dans un tiroir (l’époque pourrait correspondre au début des années 2000, mais rien ne l’indique formellement)

 

(…) parmi la foule épaisse qui se renifle, se guette et se toise, et sans le savoir se réconforte et se tient chaud en battant froid (…) de l’encens pour nourrir les anges, de l’égyptien du tibétain, il faut satisfaire tout le monde, (…) poétiser le monde, lui rendre son mystère, comme s’il n’en avait pas assez. Préparation du repas avec D. Les oignons, deux kilos, n’ont pas réussi à me faire pleurer.

Je m’éveille dans un lit étranger. Celui d’une jeune fille (elle n’est pas dedans). (…) Esquisses d’ameublement temporel visant à l’atemporel.

(…) Se réhabituer à être seul, alors qu’on l’a toujours été. (…) Les femmes ont un nombril par delà lequel (sic) elles entrevoient l’homme qu’elle (sic) ne finissent pas de fantasmer (…) comme d’habitude, quelques phrases sur les trop nombreuses valent le coup. (…) N. est jolie de dos.

(…) cette journée s’est écoulée il y a moins de 48 heures et il me faudrait faire un effort soutenu pour me rappeler ne serait-ce qu’une infime partie de son déroulement. Le quotidien est absorbé par l’oubli le plus épais, seul maître du temps, son corollaire. (…)

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