Samuel Dixneuf

Hey there

In carnets on 28 mars 2011 at 00:45

Le printemps était là, c’était écrit. Proclamé, chanté, acclamé, sûrement.

Tu étais resté chez toi, prudemment.

Point de violence pour secouer les torpeurs. Point d’exubérance.

Tu avais attendu.

Lundi.

Encore un début. Le ciel était un peu moins bleu.

Tu es allé vers le bas du village, les routes étaient vides. Loin les familles, loin les promeneurs, loin les humains.

Tu humais l’air, doucement.

Les enfants avaient fait place à quelques silhouettes fragiles.

L’une, tassée sur une chaise pliante, s’offrait, rigide, aux lointains.

La marche hésitante des autres rappelait l’automne.

En passant près d’elles, tu sentis ta lèvre tressaillir.

La naissance d’un sourire.

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